Etats d'Âmes en Liberté ...
14/04/1999
J'ai voulu écrire, chose que je n'avais plus faite depuis des mois, mais en fait, je n'arrive pas à rassembler mes idées. Tout ce que je peux dire c'est que Th. me manque. Mais en fait, je ne sais même pas s’il me manque réellement ou si c'est l'illusion d'une histoire qui me manque. Car en fait, je ressens bien un manque mais paradoxalement je n'ai aucune envie de le prendre au téléphone... Va comprendre. Je ne sais pas quoi lui dire. J'ai le sentiment de n'avoir rien à lui dire, en fait, je n'ai rien à dire à qui que ce soit, Th. ou V. même Marie. Faut préciser que je viens d'être cruellement déçue par Marie. Même si au fond de moi, je ne m'attendais pas à grand chose d'une telle personne, je ne pensais pas qu'elle était capable de tomber aussi bas.
26/05/1999
En ce moment je me trimballe un sentiment de flottement. C'est une sensation très agréable, je ne peux le nier, c'est un état doucereux de ceux que l'on ne voudrait jamais quitter. Comme un énorme cocon, duquel il ne faudrait pas sortir.
Cet état végétatif a vraiment de grands avantages, l'on peut faire et dire ce que l'on veut personne ne viendra nous contredire, pour une seule et bonne raison : il n'y a personne alentour, seule au monde. Voici le beau plus moment, seule avec mon illusion, seule avec mes rêves et mes espoirs. Seule vivante parmi les "vivants". Je me sens totalement au dessus d'eux, vraiment rien à voir avec eux. Vraiment l'impression d'être supérieur, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, je vais acquiescer par politesse, mais par politesse, seulement. Tout ce qu'ils diront je m'en foutrais, il n'y a qu'une seule opinion qui compte, mais celle-ci ne me parviens pas donc la porte est ouvert à tous les dérapages. Personne ne peut savoir mieux que moi de quoi je suis capable. Personne ne doit savoir ce à quoi j'aspire réellement. Il n'y a que les personnes que j'aurais choisies qui le sauront. Ce n'est pas parce qu'ils croient être les plus forts ils se voient supérieurs et ça les amène à une jouissance telle qu'ils me méprisent tous autant qu'ils sont, mais qu'ils se rassurent, c'est d'une réciprocité parfaite.
Maintenant je sais leur rendre tout ce qu'ils me donnent. Tout le mal qu'ils m'ont fait est en train de leur rejaillir à la face, leurs sales petites gueules de rien. Pendant longtemps ils m'ont fait croire qu'ils étaient les anges et moi le diable, ils ont tout fait pour que je culpabilise, pour que je leur demande pardon je les aurais laisser faire je me mettais à genoux.
Mais ce temps est bel et bien révolu c'est fini le bon vieux temps où la loque, la grosse dinde se faisait avoir, maintenant c'est moi qui ai les cartes, c'est moi qui joue. C'est moi qui tire les ficelles, je n'ai qu'un point faible, il ne leur reste plus qu'à le trouver, mais ils sont tellement imbus de leur petites gueules d'angelots qu'ils ne perdront pas de temps à se creuser le vide qui leur sert de cervelle, jamais ils ne sauront.
C'est trop compliqué pour eux de réfléchir, ça ils ne savent pas faire.
Amener les autres à le faire est leur spécialité, mais eux ils sont supérieurs, ils ne vont pas s'abaisser. Non c'est trop petit pour eux.
A se focaliser sur un seul et unique sujet on y gagne en énergie, même si le sujet est complexe. Je ne veux avoir plus qu'une seule préoccupation, mais je vais finir par y arriver.
Au grand désespoir de mon psy, il ne comprend pas comment on peut manquer de volontés à ce point... Il ferait mieux de réfléchir et de comprendre qu'heureusement que je n'ai que peu de volonté, juste assez pour subsister. Car si j'en avais plus, si je la révélais, je ne crois pas que je répondrais de grand chose.
Mon "entourage" est désespéré, il voudrait que je cesse de vivre dans l'illusion, mais ce n'est pas comme cela que je te considère.
Toi, je n'ai t'ai pas rêvé, idéalisé peut-être, mais halluciné non.
Mais si on idéalise pas à quoi ça sert de vivre ?
Mais il y a encore des trucs qui m'échappent. Comme je n'aime pas la tournure que certains événements a prise, j'ai l'impression de marcher sur des œufs, t pourtant ce n'est pas mon genre, mais une force intérieure me dicte cette conduite, et ça , ça me déplaît au plus haut point.
Aussi j'ai l'impression que tu ne me fais plus confiance, je ne comprends pas ce que j'ai fait ou pas fait. J'ai beau ressasser dans ma petite tête, je ne trouve pas de solution qui me satisfasse. Que tu sois "mal" je comprends, mais qu'en six mois tu n'es pas trouvé une once de force pour te confier, pour me rassurer ; j'ai une impression d'abandon. Si c'est le cas que je sache pourquoi, et si je me trompe sache que c'est vraiment très dur à vivre, mais le bon coté c'est que ça maintient en vie pour l'autre. Car dans ces cas là il ne faut pas baisser les bras. D'ailleurs c'est dans ces moments là que je me sens forte, car je me dois de l'être, pour l'autre.
J'ai parfois l'impression que tu me connais mieux que moi. Souvent je sens que seul toi a la solution à mes questions, mes angoisses, mais que quelqu'un ne veut pas que tu me les donne. Il y a quelqu'un qui ne veut pas que tu m'aides ni que moi je t'aide. Mon Dieu quelle prétention !
Tout cela est bien confus, mais je sais que tu sauras dépatouiller le tout.
10 juillet 1999
Ca fait un moment qu'au fond de moi, bout cette envie d'écrire. T'écrire. Mais c'est surtout pour te dire, je suis toujours là. Même si parfois je me dis, en fait le problème qui fait qu'il ne s'en sorte pas, c'est moi. Le hic c'est que je ne sais pas si c'est vrai, du coup je me martèle l'esprit avec cette idée, et personne pour me contredire ou pour me la confirmer.
En ce moment, j'ai l'impression d'arriver à un tournant de ma vie. On a vécu notre dernière journée en tant qu'espagnols. Lundi on sera américains... Et puis aussi je cherche un nouvel appart et dès que je trouve, je déménage. Aussi, ce coup-ci j'ai décidé de penser à moi, enfin à moi et rien qu'à moi. Je m'explique l'appart actuel je l'ai choisi, car avec l'espace qu'il y avait j'y mettais mon lit et un autre pour d'éventuels "invités" ; or dans le nouveau j'ai décidé que l'éventuel espace serait pour que je puisse respirer... Pour cela il me faudra une grande cave, car quelques meubles y séjourneront.
Une fois de plus j'ai pleins de rêves en tête, mais je n'ai pas la force morale pour les réaliser. Surtout je n'ai personne qui ne me comprenne.
Les seuls contacts extérieurs que j'ai, hormis le boulot, sont le psy et la voisine.
Avec les deux je n'ai plus aucun dialogue.
Le psy avait pris un virage qui m'intéressait, et là il est parti dans un délire total : comprendre pourquoi je ne bois que de l'eau minérale et non de l'eau du robinet !! Je trouve ça extrêmement percutant... En même temps ce sont les aléas d'une thérapie, on ne va pas toujours dans le sens abondé.
Quant à la voisine, hormis au sujet du déménagement, il est devenu hard d'avoir un dialogue : soit c'est elle, soit c'est moi, soit c'est les deux ; en tout cas un truc est sûr, j'ai souvent tort et souvent je ne sais rien : faut dire que vu mon jeune âge et mon peu d'expériences...
Parfois je m'en fous et parfois c'est lourd à supporter. Surtout quand tu as envie de parler et qu'il n'y a strictement personne pour te répondre ou simplement t'écouter.
Le plus dur c'est le paraître. Paraître bien, en pleine forme, alors qu'au fond de toi, qu'une envie subsiste : disparaître, oublier, se faire oublier.
Si parfois je me dis, en fait le problème qui fait qu'il ne s'en sorte pas, c'est moi. Le hic c'est que je ne sais pas si
Par Martika, Jeudi 18 Janvier 2007 à 07:03 GMT+2 dans Etats d'Ames passés (article, RSS)













