When The Tears Ran

Ôde à ma mère ...

Ô my Mum...



Toi que j'ai toujours jalousée
Toi si belle même simplement vêtue pour jardiner ou préparer le repas
J'aurais tant voulu te ressembler ... et ben non c'est ton fils et via lui ta petite-fille ...
Toi que je haïssais d'aimer tout le monde SAUF MOI (les cousines ; le frérot puis ensuite la 'tite soeur) mais jamais moi ..
Que je me suis longtemps sentie délaissée par toi
Dire que notre existence aura passée presque 30ans d'incompréhension en malentendus
Et tous ses S.O.S que j'ai pu te lancer
Et dire qu'aucun ne t'est parvenu
Que de discussion mère/fille avons-nous ratées ...
Que de temps avons-nous perdu ...
Dire qu'il aura fallu une HP pour qu'enfin je comprenne que te haïr au plus profond de mon être ne servait à rien ...
Quand je pense que j'ai quasiment passé ma vie à te haïr (tout d'abord pour tes préférences pré-citées et ensuite ben crise d'ado mal placée : "vielle = vielle conne" !
Que de moments de complicités perdus !
Pourrions-nous un jour les rattrapper ?
Malheureusement je ne pense pas ...
Un passif trop lourd qui ne se rattrappe pas ... trop de rancoeurs de ma part que je préfère laisser enfouie au fin fond de mon cerveau
Qu'il m'est difficile de constater que durant toutes ces années tu ne fus que femme soumise à son mari
Non pas que le mari soit exigeant, contraignant ... plutôt du genre "égoïste" ...
Tous ces soucis que j'ai pu te causer sans même le vouloir !
Alors que quand je voulais t'atteindre et bien non c'était l'inverse qui se passait : ça te passait au-dessus (du moins en apparence)
Que cela fait du bien de pouvoir se parler ... même si parfois nous ne sommes pas toujours d'accord sur le déroulement des choses
Même si souvent l'on est pas seule ; et de par là même je ne peux me "lâcher" comme j'aimerais le faire
Ce qui me fait bien souvent rentrer dans un mutisme qui je la sais t'inquiètes au plus haut point ...
Mais rassures-toi moi aussi il m'inquiète !
Même si bien souvent il me convient car je retrouve le seul ami vrai que je possède : le silence
Ma petite maman qu'elles ont dues être dures ces années passées ...
Mais comme les présentes ne pas si simple non plus ...
Tu n'as pas toujours apprécié mes choix de Vie et tu t'es rarement trompée !
Ô que toi aussi je l'espère tu me survivras longtemps ...
Je sais que je pourrais vivre sans toi !!!
Ma 'tite maman que J'aimais, J'aime, J'aimerais

Ta fille aînée qui n'as pas toujours été à la hauteur de sa destinée ...


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