When The Tears Ran

Etats d'Âmes en Liberté ... 12.08.91

I had a dream...


12.08.93

Que l'on ne me dise pas que l'on ne peut pas commander ses rêves. Ca faisait quelques jours que j'attendais des nouvelles de Siciles (maintenant je ne me fais plus d'illusions) et bien j'en ai rêvé cette nuit (je dirais même ce matin).
Si c'était un rêve prémonitoire, aïe, aïe, aïe. C'est fou le courage que l'on a dans les rêves. On a "peur de rien". Bon si je le racontais ce rêve.

C'était à mon réveil, il y avait Mémé, donc ce devait être à Nice.
Pourtant ce n'était pas son meuble qui trônait à la salle, mais le meuble de Maman, dessus il y avait le "bordel" comme à Nice, plus des objets hétéroclites, dont la tête de la pendule à Papa (dessus il y avait inscrit en lettres anciennes : Pendule des ASSEDIC !!), une sorte de magnétophone à bandes, ainsi que d'autres gros objets.

Donc comme tous les matins au réveil, je vais à la salle voir le courrier, guettant cette foutue enveloppe marron.
Rien.
Nada.
Que dalle, je repartais direction la cuisine en pestant, quand Mémé m'appelle pour me demander ce que j'avais à râler. Je lui dis qu'une fois de plus c'est à cause du courrier.
Elle s'en étonne et me dit que je l'avais ma "lettre" de Sicile.
Ah bon ! Où ça ?
Eh bien là ! Plantée dans la tête de pendule.
Je vais voir, il y avait effectivement quelque chose de marron - beige planqué dans la tête de pendule, mais en rien ressemblant à l'enveloppe espérée.

Je le prends quand même, puisqu'elle me certifie que c'est pour moi.
En fait c'est en cuir, un espèce de gros calepin - portefeuille, tout simple.

Je me demande comment il a bien pu arriver là.
Il n'y a pas d'emballage, pas de destinataire, rien...

Bon, puisqu'on me dit que c'est pour moi, je le prends, je l'ouvre et en inspecte le contenu, tout en hésitant, ne me suis-je pas jurée de ne pas lire les lettres?

Tout de même il faut bien que je vérifie si c'est vraiment pour moi !
Ce truc est plein de poches, de soufflets.
J'ouvre tout et chaque fois c'est la même chose : de billets de banque française.

Bon si c'est une plaisanterie, elle est vraiment de mauvais goût.
Aucune trace de lettres.
Etrange.

En le reposant je m'aperçois que j'ai omis de regarder dans un grand soufflet au dos, bien dissimulé d'ailleurs.
Là enfin, des feuilles de papiers couvertes de l'écriture fébrile de L.
Ce coup-ci, j'en suis sûre, ce truc est pour moi, mais pourquoi l'argent?

Bon, c'est pas grave, que ça ne m'empêche pas d'aller déjeuner et me laver.
Au sortir de la douche, ma mère-grand m'annonce que j'ai de la visite.

Elle n'a pas son air normal, plutôt comme si elle avait participé à une bonne plaisanterie.

Je lui demande qui c'est ?
Elle me répond qu'elle sait pas trop que je vienne voir.
Bon, je m'en fous je sortirais avec mon (joli) drap de bain pour seul vêtement. J'arrive à la porte et qui vois-je?

L., T. et une autre fille inconnue (certainement la copine de l'un des deux, mais qui).
L. est enchantée de me voir elle jubile presque, T. l'est moins; alors pourquoi est-il là ?

Quant à la troisième je ne reconnais pas sa réaction, de toutes façons on a pas juger bon de me la présenter...

Je m'habille et on s'en va.

En fait, je ne cherche pas à savoir ce qu'ils font là, ni le pourquoi du calepin - portefeuille.
D'ailleurs personne n'en mentionnera l'existence.

Donc on s'en va, à pied ou en voiture, c'est mal défini.
Le fait est qu'on se retrouve plutôt dans le quartier St Philippe, le Parc Impérial, la Piétonne, chez Nico.
D'ailleurs le Parc n'est pas si haut qu'en réalité. Il serait plutôt à la place de Baumettes.
Donc on vadrouille, on parle à trois (L., T. et moi, l'autre pas un mot, vraiment un rôle de potiche).
Etrangement on est nu-pieds.

Plus la conversation évolue plus L. se renferme et plus T. s'ouvre.

A un tel point qu'à moment donné, il ne reste plus que deux personnes : T. et moi.
Donc on continue, notre périple niçois.

Je rencontre des tas de gens, à qui cela déplaît de me voir en compagnie de T.
Pourquoi, j'en sais rien.
A moment donné, T. avait disparu, moi je continuais à avancer, quand un grand échalas con, se mit à me menacer avec un couteau à beurre, moi je lui ripostais avec un couteau à viande (assez passionnant comme truc, c'est ça les rêves).

Ce coup-ci je m'en sors toute seule.
Un peu plus tard, je me refais agressée par une bande de harpies.
Je me mets à hurler, et tel Bioman, T. apparaît et la nuée de mégères s'éparpille.
Bref pleins de petits incidents de parcours. En fait j'ai résolu de me réveiller, non pas à cause de la fin du rêve, au contraire, mais plutôt à cause de la tournure "dangereuse" qu'il prenait.

Cette fois-ci aucune analyse de rêve à formuler. Je n'y ai rien compris à part le fait qu'il était étrange sous tous les angles...

Bon reprenons le cours normal du récit, le 10 j'ai donc vu Ariane, qui m'a enfin raconté son truc inracontable par téléphone ou téléphone.

Elle a fait une tentative de suicide (appelons un chat un chat).

Elle a avalé un tube d'antidépresseur.
Ben oui, elle est sous antidépresseur.
Preuve qu'elle ne va vraiment pas bien.
Donc comme prévu, on a zoné en ville, elle est allée à son rendez-vous, puis au moment d'aller manger, elle me dit : "et si on allait voir Nico ?" moi de répondre : "ah, ben oui ça sera l'occasion de s'assurer qu'il est toujours en vie!!!"
Donc on va chez Nico.
Il est là tout pouilleux (il rentre du boulot sur un chantier), avec lui il y a un couple (pas mal pouilleux aussi) le mec bizarre.
Il avait l'air hostile au fait qu'on parle à Nico.
M'enfin en quoi, ça le regarde celui-là...
Finalement avec Ariane on va manger sur la plage et Nico nous rejoindra après sa douche.

Donc il nous rejoint et on papote. En se quittant, je lui dis que je passerais le voir un soir de semaine.

Donc ce soir, je suis allée le voir. En arrivant à l'appart j'y trouve ce mec bizarre.
Je demande après Nico, il me dit qu'il n'est pas là et qu'il ne croit pas qu'il va rentrer ce soir.
Un peu plus tard il m'annonce qu'il est parti hier avec sa mère. Et de tout à trac il me sort (en me regardant glacialement), de toutes façons il est mieux là où il est !

Ca veut dire quoi ça au juste ?



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